dimanche 4 novembre 2007

LA LIZOU

Par ailleurs je vous avais déjà parlé un peu de quelques amis artistes.
Aujourd'hui j'aimerai vous faire découvrir d'autres talents, parmi lesquels une amie qui nous a quitté.......Non, non ne vous méprenez surtout pas, elle est bien vivante (contrairement à sa coquille d'escargot sur roue) quand je dit quittée j'entends par là géographiquement bien sûr.
Partie pour s'expatrier dans la Drôme. Quelle idée ??????? Y a rien là bas à pars le soleil, la pétanque, le soleil, le cochonnet, le soleil, le pastagar (je ne suis pas sûr de l'écriture),le soleil, tu tire ou tu poinnnnnnnte et encore le soleil. Même pas du froid, de la pluie, de la neige, du brouillard ou un peu de boue toute ces choses qui font le délice et la beauté du Bitcherland (parfois aussi appelé la petite sibérie)
On a beaucoup exagéré à propos du climat de notre beeeeelle région et des mauvaises langues ont mêmes prétendues que comme en Bretagne, il y pleut tout le temps. CE-N'EST-PAS-VRAI. Parfois il neige!!!!!!!!!! D'ailleurs c'est pour bientôt.
La LIZE donc, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, est allée exercer ses talents d'artiste hétéroclite dans un charmant petit coin qui porte le doux nom de VALAURIE.
Et quand elle ne chasse pas le sanglier sur les routes de campagnes, entre deux créations, elle va chez son petit ami JO. Lequel JO autre artiste peintre du cru de là bas, que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer, déteste les feuilles de dessins sur lesquelles il reste le moindre millimètre quarré vierge. Pour vous en convaincre, allez voir ça ICI. Mais attention avant d'y aller prenez quelques précautions:
- Arrêtez tout psychotrope 8 jours avant.
- Ne laissez à votre domicile aucune toxine susceptible de créer des troubles post-blog.
- Enfiler tout de suite une camisole de force (faite vous aider pour ça)
- Chaussez des lunettes de soleil triple épaisseur au moins.
C'est bon ? Alors allez y.

Bon, vous êtes toujours là ? C'est donc que l'épreuve n'aura pas été fatale.
J'écris ce post dans l'espoir que la p'tite Lizou, en le lisant, y prenne le goût de l'exercice et nous gratifie bientôt d'un blog à elle. Un blog sur lequel elle partagera avec la teeeeeerre entière les photos de ses créations. Et je sais que ses talents à manier le verbe ne sont pas en reste.
Ceci est un message.......Ceci est un message........Ceci est un message........Ceci est un message.

En attendant je lui dédicace cette chanson.

dimanche 21 octobre 2007

MON CINÉMA

J'aimerais aujourd'hui simplement reprendre une balle au bond lancé par le plus grand cinéphile de tout Paris qu'est Antoine, et je le fait d'autant plus volontiers que le sujet des cinémas indépendants d'art et d'essai me tient particulièrement à coeur. D'autant plus que mon séjour à Nancy cette année, m'a fait découvrir une salle à plus d'un titre formidable.
L'essentiel de mon article, je l'avoue, n'est pas le fruit de ma création , j'en serai bien incapable, mais tire sa source d'un tract distribué cet été par le SCARE (Syndicat des Cinémas d'Art de Répertoire & d'Essai). Après tout, pourquoi réécrire en moins bien ce qui est déjà fait.
Voilà donc:



Le rôle du secteur indépendant Art & Essai est essentiel pour le cinéma français :
Il est le garant du renouvellement des réalisateurs

Ce sont d'abord les cinémas indépendants d'Art & d'Essai qui font découvrir les films des nouveaux réalisateurs.Grâce à eux, aujourd'hui, Jacques Audiard, Robert Guédiguian, Benoît Jacquot, François Ozon, Olivier assayas (pour ne citer qu'eux) ... accèdent à tous les écrans et à un plus large public.
Ce sont eux, les cinémas indépendants d'Art & d'Essai, qui ont montré les films de Jacques Rivette et Michel Ocelot, des frères Larrieu, Raoul Ruiz, Philippe Garrel, Pascale Ferran etc., mais aussi les œuvres des cinéastes étrangers comme Pedro Almodovar, Wong Kar Waï, Takeshi Kitano, Ken Loach les frères Dardenne ou Ingmar Bergman, c'est à dire les plus grands.
Sans cinémas indépendants, le renouvellement des cinéastes ne peut se faire, et les distributeurs et producteurs courageux pour qui le cinéma est un Art avant d'être une industrie perdront le relais naturel de nos salles et ils disparaîtront.

Les salles indépendantes Art & Essai sont le poumon du cinéma français

Choisir d'aller voir les films dans les salles Art & Essai indépendantes, c'est choisir de faire exister le cinéma Art & Essai de demain celui que vous aimez et qui place sa confiance en vous ; le cinéma qui n'a pas spécialement besoin de pop-corn pour faire avaler le goût fade des films fabriqués en série. Il y aura de nouveaux Poirier, Guédiguian, Assayas, Cedric Kahn, Rouän, Ferreira-Barbosa ou Larrieu... demain, si vous fréquentez et donc soutenez les salles indépendantes Art & Essai.

Les salles indépendantes Art & Essai sont les garanties de la diversité culturelle

TENTATIVE DE DÉFINITION D'UN CINÉMA INDÉPENDANT:
C'est un cinéma qui choisit ses films ; il projette les essais, les films qui ont un intérêt esthétique ou sociologique, les films des cinématographies étrangères laissées pour compte par les circuits.
Il pratique une politique de communication régulière et de formation du spectateur par ses publications, l'affichage des critiques, son travail avec des partenariats culturels variés ; associations, centres sociaux, théâtres, universités, écoles & lycées, conservatoires, écoles des beaux-arts, MJC...etc. et au travers des dispositifs d'éducation des jeunes spectateurs: École et Cinéma, Collège au Cinéma, Lycéens au cinéma.
Il organise des animations dans son cinéma: débats avec réalisateurs, scénaristes et acteurs ou présence régulière des animateurs de la salle pour un véritable échange avec les cinéphiles.
Il met en œuvre une réelle politique de tarifs afin de favoriser la fidélisation de ses spectateurs.
Bref, il entretient avec ses spectateurs une réelle histoire d'amour. Il y a là un respect réciproque; une confiance des spectateurs dans les films proposés, une confiance de la salle dans la curiosité et la fidélité des spectateurs.

De la vie des films-De l'envie des cinéphiles-De la place de la critique-De la publicité et de la médiatisation.


-> Les films ne naissent pas et ne vivent pas tous égaux. Certains films bénéficient de budgets de production énormes. D'autres ont du mal à joindre les deux bouts et ne peuvent compter que sur le travail des salles pour leur promotion et de l'appui de quelques médias: Télérama, Le Monde, Libération, Les Inrocks... Médias indispensables au soutien des films Art & Essai. Pour autant ils ne réussissent pas sur ces films qu'ils soutiennent positivement à susciter un réel désir de les fréquenter. La curiosité est devenue frileuse, c'est pourtant une indispensable qualité pour le cinéphyle.
-> Il est vrai que 676 films ont été distribués en 2006, dont environ 80 rééditions. Cela signifie que 10 à 16 films nouveaux sortent chaque mercredi. Un vrai casse tête pour le spectateur !Certains films tels Arthur et les minimoys ou Les bronzés 3, Pirates des Caraïbes 2 ont bénéficiés de plus de 900 copies quand Changement d'adresse se contente de 79 copies, Bamako: 68, Avril: 88 copies, Ils ne mouraient pas tous : 10...
Les films les plus chers ne sont pas forcement les plus rentables en salle; En 2006, je vous trouve très beau: un coût de 666 millions d'euros, 306 copies a eu le taux d'amortissement le plus élevé en salle (162,49%) avec 3 530 000 spectateurs.
Les 17 meilleurs premiers résultats ont totalisé 66 000 000 d'entrées dont 10 350 000 pour Les Bronzés 3 .
On trouve ensuite 22 films qui ont engrangé de 1 à 2 millions d'euros, 53 de 500 000 à 1 million, 43 de 300 000 à 500 000, 26 films de 200 000 à 300 000 entrées 48 de 100 000 à 200 000, 51 de 50 000 à 100 000 entrées... et 124 de 5 000 à 20 000 et 96 de moins de 5000 entrées dont de nombreuses rééditions où souvent des films sortis sur 1 ou 2 copies pour la France.

Quelques titres et entrées:
Camping: 5 500 000; Marie-Antoinette: 1 200 000; Inside Man: 1 180 000; The Queen: 875 000; La tourneuse de page: 700 000; Little miss Sunshine: 1 100 000; Le chien jaune de Mongolie: 315 000; Lady Chatterley: 400 000 grâce à l'effet César; Les amitiés maléfiques: 55 000; Mon colonel: 31 000; Barakat: 15 000; Le silence des rizières: 1784.
-> La publicité des films gros porteurs installe les films dans les têtes des spectateurs avant même le premier tour de manivelle, ou pendant les tournages via les journeaux, les magazines, les revues spécialisées dans le cinéma, la télévision, la radio, l'informatique, dans les cinémas avec la bande annonce.
Dés que la date de sortie est fixée, campagnes d'affichage, participation des acteurs aux émissions de TV de Ardisson, Cauet, Fogiel ... journeaux télévisés.
-> La publicité des petits films (2 à 35 copies France) est souvent uniquement parisienne, de courte durée, peu ou pas de TV.
-> Nombreux sont les films qui ne sont médiatisés que par la critique.
-> La critique des grands médias s'occupe surtout des gros films leurs accordant des durées et des plages horaires importantes.
-> Les petits films ceux que montrent d'abord votre salle d'Art & d'Essai ne bénéficient souvent que de l'appui des critiques de journaux, critiques qui tombent toutes en même temps le mercredi ou autour du mercredi.

Et le cinéphile dans tout ça ? Il est aspiré par la rapidité et la pléthore de films qui sortent. Quand il achète et lit Télérama, Libé, Le Monde ou les Inrockuptibles; journaux indépendants qui paginent selon l'importance qu'ils accordent aux films, le cinéphile ne comprend pas que tel film qui bénéficie d'une page complète dans Le Monde ne sorte pas dans sa ville. Or le film en question n'a peut-être que 2 copies France, ce qu'ignore le cinéphile.

LA VIE D'UN FILM
La rémunération du cinéma passe par le partage de la recette finale acquittée par le spectateur au travers de l'achat d'une place de cinéma.

  • La part de l'exploitation: Sert à couvrir tous les frais d'une salle de cinéma (loyer, salaires, matériel, animation et promotion, maintenance etc.)
  • La part de la distribution: Correspond aux frais de sortie du film (tirage et circulation des copies, publicité). À titre d'exemple, le sous-titrage laser d'un film coûte 1300€ par copie.
  • La part de la production: Paye la fabrication du film; elle est partagée entre le producteur et les ayants-droits.
  • La TSA: (Taxe Spéciale Additionnelle) incluse dans le prix du billet alimente un compte de soutient financier, géré par le CNC, qui sert à aider le cinéma; les aides publiques et subventions versées (avance sur recette, aides à la distribution, à la rénovation des salles) ne sont en effet pas financées par le contribuable mais par le spectateur.
  • La SACEM: (Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique) reverse sa part aux auteurs.
  • La TVA

C'est donc grâce à cette répartition que l'économie du cinéma peut exister; Les ventes de confiseries, de boissons ou de jeux vidéos ne participent pas à cette économie générale du cinéma. Elle rapporte uniquement aux salles qui en vendent.

À PROPOS DU PRIX DES PLACES

Le grief fait par nombre de spectateurs est que le cinéma coûte cher. Ce n'est jamais le cas quand les cinéphiles fréquentent les salles d'Art & d'Essai indépendantes qui depuis toujours pratiquent une politique de fidélisation avec des prix d'entrée très doux. C'est grâce à votre fidélité aux salles d'Art & d'Essai que celles-ci peuvent vous proposer des prix d'entrée aussi abordables.
Par ailleurs une étude récente révèle que le prix de la place de cinéma en France a suivi la courbe de l'inflation depuis 15 ans. Inutile de préciser que les salles Art & Essai sont au dessous de cette courbe.



  • Pour que le cinéma indépendant que vous aimez existe encore dans cinq, dix, vingt ans
  • Pour que l'identité cinématographique de chaque nation s'affirme,
  • Pour que les jeunes spectateurs qui ne fréquentent que les multiplexes puissent avoir envie d'un autre cinéma à 15, 20 ou 25 ans,
  • Pou que le cinéma ne soit pas un simple espace de consommation mais un lieu de plaisir et de convivialité grâce aux films, à eux seuls et seulement grâce à eux...

Prenez le chemin des Cinémas Indépendants pour que le cinéma que vous aimez continue à vivre.


Le tract se termine par la déclaration de Pascal Jerran aux Césars 2007.
Avec le recul, on sait aujourd'hui ce que les politiques pensent et font de la culture: Ils se torchent le qqqu avec avant de la jeter aux chiottes. Ils ne reste donc plus que nous les citoyens pour agir, et dans ce cas comme bien souvent, la force la plus efficace reste encore le refus. C'est ce que je me suis efforcé de faire pendant toute cette année passée à Nancy. Refuser de fréquenter d'autres salle que le "Caméo"; Refuser de prendre la carte UGC pourtant valide aussi dans ce cinéma; Et c'est vrai que le refus a un prix, celui d'accepter de payer un abonnement "Caméo" un peu plus cher (50€ pour 10 séances), mais ce serait une illusion de croire que l'on peut soutenir l'Art et la Culture sans l'effort non seulement financier mais aussi de temps et parfois de déplacement.
Malgré tout je ne regrette rien. Le sacrifice a été largement compensé par la qualité. De plus à force de fréquenter toujours le même cinéma, j'y ai fait des rencontres avec d'autres cinéphiles comme moi fidèle à leur salle et convaincu par la différence. Et tant pis si nous sommes passés à côté de quelques BIG-SCHOW US, les "The Bubble, Buenos Aires 1977, Hanna et ses sœurs, Cartouches gauloises, Dans Paris et les Chansons d'Amours et autres compensent largement ce déficit.
Voilà, ne me reste plus qu'à vous encourager dans l'effort de l'acte civile, le seul qui vaille, celui de refuser la crétinisation de la culture.
Parce que au final il en va de la culture comme des Dieux, ils cessent d'exister quand les Hommes arrêtent d'y croire.

dimanche 14 octobre 2007

LA DER DES DER


Terminé. Ou presque en tout cas.
J'ai quitté Nancy cette semaine, non sans un pincement au coeur, puisque se termine là ma période de formation théorique de 9 mois. Reste maintenant le stage en entreprise de 8 semaines puis retour à Nancy le 10 Décembre pour l'examen final et le passage devant le jury.
Ce fut donc une semaine haletante plein de "DERNIER". Lundi, dernier départ pour Nancy; dernière semaine de cours; derniers cinés; dernières balades nocturnes en ville; dernier restaurant entre amis; profiter d'une nocturne des étudiant pour une dernière visite des musées; puis dernier jour et dernier voyage de retour.
Loin d'être un citadin, je n'en ais pas moins apprécié les possibilités culturelles que la cité du roi de Pologne m'avait offertes pendant cette année.
Bien sûr le cinéma d'art et d'essais, les expos, les musées, théâtres et autres manifestations, comme celle qui se déroule actuellement, je parle bien sûr de "NJP"(Nancy Jazz Pulsation). Mais l'approche surtout d'artistes talentueux et cosmopolites qu'offre Nancy et qui m'ouvrent des horizons élargies.
Soyez convaincu que je ne me lasserai pas tout au long de la semaine qui vient, de vous fournir des détails. Aujourd'hui je suis lâche et surtout je récupère un peu.

dimanche 7 octobre 2007

LES FEUILLES MORTES

La mémoire est assassine, elle se nourrit de la mort des hommes.
Génération après génération le legs des anciens devient mémoire et puis la mémoire devient néant ou histoire. Il tient à nous d'entretenir cette mémoire et d'éviter l'oublie car ce serait une deuxième mort.
Bien sûr les générations qui se succèdent sont la construction de l'humanité et la mémoire se traduit plus généralement en terme d'évolution. Les nouvelles technologies comme internet, le téléphone portable, la découverte de nouvelles planètes ou les progrès de la médecine sont autant d'évolutions qui tirent leurs sources dans la mémoire. Les guerres, les armes de destructions massives et les despotes aussi hélas.
Mais quand du fait d'un de ces despotes quelque pars une journaliste, pour avoir eut l'audace de la vérité, le courage de l'opposition se fait assassiné, alors la mémoire prend un sens noble et grand désignant à la fois respect, mémoire, résistance et refus.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle; Les souvenirs et les regrets aussi.
Alors soit; Puisse la feuille d'automne nous rappeler chaque année à son souvenir.

À toi Anna.

Je m'excuse chers lecteurs de la rareté de ma présence et la courteur de mon article, mais du fait de la fin de ma formation je suis un peu très pris par mon travail scolaire. Mais la fin est imminente et bientôt je n'existerai plus que pour vous. Bon j'en fais peu-être un peu trop là.

dimanche 9 septembre 2007

FROID DANS LE DOS

VOILÀ VOILÀ, j'arrive! Je sais chers lecteurs je vous néglige un peu ces derniers temps mais comprenez il me faut faire un choix.
Pressé par la formation qui se termine, par la nécessité d'aller au ciné (histoire de profiter au max de mon séjour à NANCY, parce que après fini les cinéma d'art et d'essais plus que du ciné pop-corn) et pressé aussi et surtout par l'envie impérieuse de me replonger plus sérieusement dans mes lectures.
De fait, j'avais commencé depuis déjà un bon moment, une série "ERICH-MARIA-REMARQUE" que je tenais à terminer. L'objet premier de cet approfondissement étant la recherche et surtout la compréhension de la naissance d'une idéologie extrémiste, en l'occurrence le fascisme. Pour ERICH-MARIA-REMARQUE, c'est clair, le fascisme est latent, attendant le moment propice pour resurgir. Une dictature, c'est la conjonction entre une idéologie et des personnes prêtent à la porter.
"L'obélisque noir " décrit bien le phénomène. Une conjoncture économique et sociale difficile, quelques meneurs matraquant les foules de slogans simples et simpliste genre "c'est la faute à l'immigration", une petite mainmise sur les médias et le tour est jouée.
Voilà pour l'idéologie, me manquais les porteurs.
Pour ce, j'ai continué mes investigations du coté de "ROBERT MERLE".... oui oui le "ROBERT MERLE" de "WEEK-END À ZUYDCOOTE ". L'auteur a souvent traité le sujet et, à mon avis, avec justesse.
"LA MORT EST MON MÉTIER " est l'histoire du commandant du camp d'Auschwitz, RUDOLF HOESS. L'originalité du travail de ROBERT MERLE réside dans le fait que le livre a été écrit, non pas à partir des récits biographiques de HOESS, mais construit sur les archives du procès de Nuremberg pour la partie historique, et à partir des résumés des entretiens entre Rudolf Hoess et le psychologue américain "GILBERT".
Et Robert Merle touche encore dans le mille quand il dit dans sa préface:
"Je peine, quand à moi, que tout devient possible dans une société dont les actes ne sont plus contrôlés par l'opinion populaire. Dés lors, le meurtre peut bien apparaître comme une solution la plus rapide à ses problèmes. Ce qui est affreux et nous donne de l'espèce humaine une opinion désolée, c'est que, pour mener à bien ses desseins, une société de ce type trouve invariablement les instruments zélés de ses crimes. "
Ce livre a été pour moi un électrochoc et n'a fait qu'accroître mes craintes d'un retour du fascisme sous une forme ou une autre.





Je sais que tout au long de mon blog (surtout le premier) je met régulièrement en garde face aux dangers de l'extrémisme et du nationalisme et je n'en démordrai pas, au risque de passer pour un psychotique. Mais quand je vois la situation en IRAQ, la politique de Busch, Sarko qui fait de la lèche à ce même Busch, Bernard Kouchner qui fait un passage en Iraq ?????????????????????????????
Je vous jure que bientôt on aura des soldats français en Iraq.

vendredi 24 août 2007

UN PAYS OU PRESQUE


2007, on le sait, est pour l'Inde et le Pakistan, l'année du 60em anniversaire de l'indépendance. Ce que l'on ignore, pour la plus pars d'entre nous, et pourtant cela se passe à nos frontières, c'est que le Land de Sarre, en Allemagne, fête le cinquantenaire de son "re"rattachement à la république fédérale.
Nous connaissons, en France, assez bien, pour la plupart, les vicissitudes de l'histoire qu'ont subi l'Alsace et la Moselle mais ignorons totalement l'histoire de la Sarre qui pourtant a connue le même sort. Toujours tiraillé entre la France et l'Allemagne au grès des victoires guerrières de l'un ou l'autre.
L'histoire et le temps laissent des traces et l'époque qui en a laissée le plus dans cette région est incontestablement la période de transition 1945/1957. Période pendant laquelle la Sarre est restée comme en sustentation au dessus de l'Europe avec, pour certains, ce rêve fou, d'un petit pays indépendant au coeur de l'union. Le rêve était beau mais les citoyens sarrois en ont décidés autrement.


HISTORIQUE

Pour ne pas m'étaler sur dix pages, je commence au XVIIIe siècle. N'étant pas historien, vous comprendrais que mon récit ne peut être qu'incomplet.

1792 la France, guidée par la révolution, commence à occuper la région de la Sarre. Dans le cadre de la réorganisation de l'administration du Land, selon le modèle français, les citoyens sont dotés de tous les droits civiques, ce qui signifiait également la fin de l'ancien régime en Sarre.
Suite à l'échec définitif de la révolution française en 1815, la majeure partie du Land passa sous l'autorité du royaume Prusse.
Poussé par des intérêts personnels, l'état prussien accéléra le passage d'un ordre social agraire et corporatif, vers une société industrielle capitaliste. Parallèlement, la population était déchue d'importants droits démocratiques.
Au début des années 1860 le problème de l'identité nationale envahit les débats publics et les positions anti-prussiennes du début laissèrent bientôt la place au nationalisme pro-gouvernemental. Ce sentiment fut à son apogée dans les années 1870/1871. La Prusse passait du statut de force d'occupation à celui de force de protection et le patriotisme, modéré à ses débuts, se transforma rapidement en nationalisme exagéré.
Entre la proclamation de l'empire Allemand et la première guerre mondiale, la Sarre connaît un essor économique régulier mais sans la démocratisation de la vie politique. La Prusse opprima toute ébauche de réforme politique et sociale par un carcan étatique efficace. Ce n'est qu'après l'abdication de l'empereur allemand et la proclamation de la république, le 9 novembre 1918, que les travailleurs et soldats prirent brièvement en main le pouvoir en Sarre et pour la première fois dans l'histoire de l'Allemagne, les femmes obtinrent le droit de vote.
Trois semaines plus tard cette tentative de démocratisation en Sarre fut étouffée par l'entrée des troupes françaises. Coupé à nouveau du reste de l'Allemagne et les droits démocratiques de la constitution de Weimar refusés aux sarrois.
Suite au traité de Versailles, l'identité de la Sarre était confirmée, faisant par la même naître, pour la première fois, un territoire politique unique que l'on a appelé la SARRE. Un statut régissant la zone industrielle sarroise entra en vigueur le 10 Janvier 1920, pour une période de 15 ans, sous la tutelle de la société des nations. Au terme de cette période, la population du "Territoire de la Sarre devait être consulté par le biais d'élections et se prononcer pour -Le statu-quo tel qu'il avait été établi, -Le rattachement à la France ou -La réintégration à l'Allemagne.
Durant toute l'existence de la société des nations, la France tente de renforcer son influence sur tous les domaines en Sarre. Couronnés de succès du point de vue économique, ses efforts échouèrent par contre dans les domaines de la culture et de l'enseignement et les idées nationalistes ne cessent de se propager en Sarre comme dans toute l'Allemagne. Malgré cela le NSDAP (parti nazi) pourtant présent en Sarre dés les années 20, ne jouait à cette époque qu'un rôle mineur en politique. Il se présente pour la première fois aux élections du CONSEIL du LAND en 1932 et n'obtint que 6,7% des voix.
Avec la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier de l'empire et la fondation du régime national-socialiste en Allemagne, une époque de douloureux conflits commença aussi pour le territoire de la Sarre. Avec le soutient fourni par l'Allemagne hitlérienne, le NSDAP gagna rapidement en influence. Du fait de multiples manipulations, dans divers partis politiques présent en Sarre, le référendum de 1935 fut impitoyablement exploité comme leitmotiv de la campagne en faveur d'une décision pour l'Allemagne et contre la France. Cette stratégie contre le bon sens, complété par l'appel simultané d'émotions fut couronnée de succès. De plus quiconque s'engageant en faveur de la démocratie et contre le rattachement à l'Allemagne, était soumis à une énorme pression psychique et physique. Même les évêques de Trêve et de Spire soutenaient le rattachement. Les efforts du parti socio-démocrate auprès de la société des nations, en vue de repousser le référendum, restèrent vains.
90,4% des suffrages exprimés votèrent pour le rattachement. 8,8% seulement, votèrent pour le statu quo. Le 18 Janvier 1935, le Territoire de la Sarre fut rattaché au troisième Reich sur décision du conseil de la société des nations. Le premier "ANSCHLUSS donc.
Jusqu'en 1938 au moins 6000 sarrois prirent la fuite et luttèrent, pour la plupart, contre le fascisme et le national socialisme, en Espagne ou en France au sein de la résistance. Le 30 Janvier 1935, le territoire de la Sarre obtint le nom de "SARRLAND". L'extension du racisme conjugué à la terreur et l'omniprésence de la gestapo et des SS; Et de fait aussi la prospérité économique soutenue depuis 1938, contribua à ce que la population sarroise accepte et se soumette petit à petit à la dictature. En 1940, les derniers 134, des 4600 juifs, furent déportés et Bürckel annonça à Berlin que la Sarre était désormais "exempte de Juifs".
À partir du 6 Décembre 1944 la Sarre devint un champ d'opération et jusqu'au 21 Mars 1945, les forces armées Américaines occupèrent le territoire. La population se retrouvait dans un pays dévasté en grande partie.
Le 10 Février 1945, les alliés décidèrent d'accepter la France en tant que quatrième force d'occupation et le 10 Juillet l'armée américaine fut suppléée par les troupes françaises.
Selon la France, au niveau politique, la Sarre devait se séparer de l'Allemagne et obtenir un statut d'autonomie.
À partir du 15 Décembre 1947, la Sarre devient un territoire organisé de manière autonome, économiquement rattaché à la France.
Les années qui ont suivies la deuxième guerre mondiale ont eu la plus forte influence sur la prise de conscience et c'est à cette époque que la Sarre s'est frayée un chemin vers un état autonome basé sur un étroit alignement sur la France.
Au fil des années, plusieurs conventions franco-sarroises dotèrent le territoire d'une constitution propre ainsi que d'un parlement ayant une autonomie en matière de pouvoir législatif, administratif et de pouvoir judiciaire.
Le 9 Mars 1950, Konrad Adenauer, Chancelier fédéral, s'opposa aux votes et contenu des conventions franco-sarroise adoptées par le Landtag (parlement sarrois) le 4 Avril 1950, estimant que ces conventions renforceraient définitivement les liens de la Sarre à la France.
Les élections du 30 Novembre 1952 marquaient le début de la deuxième législature du Landtag. Le nouveau parlement pressa la France et l'Allemagne à conclure un nouveau contrat réglant les relations entre la Sarre et la France.
"Le Landtag voit dans la requête adressée aux gouvernements
français et allemand, les priant de bien vouloir entamer le plus
rapidement possible des négociations directes, un appel européen
à ces états, afin d'aplanir les voies pour la poursuite de la coopération européenne.
Nous n'avons cessé de dire que l'accord du peuple sarrois
à un statut européen représente une condition siné qua non afin de
garantir que ses intérêts soient pris en considération.
"
Jusqu'en Mai 1954 les négociations bilatérales resteront au point mort et les relations franco-allemandes furent toujours troublées par le problème sarrois. Le 23 Octobre 1954, Mendès-France et Adenauer ratifiait le traité de la Sarre franco-allemande, disposant en détail, du statut européen de la Sarre. Il était prévu de créer entre la France et l'Allemagne, un district ou un territoire européen en tant que siège des autorités européennes supranationales et un référendum sur le traité fut prévu. Le 8 Juillet, le Landtag adoptait la loi permettant la réalisation du référendum qui devait "Permettre à la population sarroise de prendre position sur le statut de la Sarre"
Le 23 Octobre 1955, 67,7% des suffrages exprimés se prononçaient contre le statut (malgré les recommandations du Chancelier Adenauer en faveur d'un vote "pour").
Suite au résultat du référendum, le ministre président de la Sarre démissionnait des ses fonctions et le 17 Décembre, le Landtag vota sa dissolution et annonça de nouvelles élections pour le 18 Décembre. La France, elle, se déclara prête à négocier le sort de la Sarre sous les nouvelles conditions, avec le gouvernement fédéral. Le nouveau Landtag issu des élections du 18 Décembre, se crut obligé "d'appliquer la volonté de la population et déclara:
"Le Landtag de Sarre affirme son intention ferme de mettre un terme à la séparation de la Sarre avec l'Allemagne. Au moment voulu, il prendra toutes les mesures en son pouvoir pour atteindre cet objectif"
L'article 60 fondamental de la constitution du Land de Sarre a été entièrement revu. Son contenu laisse supposer qu'un terme a été mis à l'histoire mouvementé de ce pays frontalier qui a subit de nombreux changements politiques, depuis la création du territoire de la Sarre, consacré par le traité de Versailles en 1919 jusqu'au 1er Janvier 1957; date du rattachement définitif à la République Fédérale d'Allemagne.
À compter de 1957 l'article 60 de la constitution sarroise fut le suivant:
"Le Land de Sarre est une démocratie libérale et un état de droit social au sein de la République Fédérale d'Allemagne"




Ainsi s'acheva le rêve fou de ce qui aurait pu être un petit pays indépendant appelé la Sarre. N'en reste néanmoins un Land qui de par son histoire et sa position géographique, reste profondément européen. Comme en Moselle voisine, l'industrie sidérurgique et le charbon ont fait sa richesse et cette même richesse fut la cause de ses malheurs.
Comme chez nous l'industrie a beaucoup souffert ces dernières décennies mais la Sarre a su s'adapter et profiter du développement culturel dont les bases ont été érigées justement pendant la période du rêve fou (1945/1957) et aujourd'hui Sarrebruck n'a rien à envier aux grandes métropoles européennes.
Reste cette question: Que serait l'Europe aujourd'hui si ce rêve se serait réalisé ?
Et en même temps, mais cela n'engage que moi, du fait de son histoire, la Sarre n'aurait-elle pas toute légitimité à prétendre accueillir les instances européennes qui se balancent entre Bruxelles et Strasbourg ?


LES ARMOIRIES DU LAND DE SARRE




-Écu écartelé d'azur semé de croisettes argentées au lion d'argent couronné d'or
-d'argent à croix de soliveaux rouges biseautés
-d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent
-de sable au lion d'or couronné et armé de rouge
Tel est la description héraldique des armoiries du Land de Sarre.

dimanche 5 août 2007

DE TEMPS EN TEMPS

Ce temps qui passe sur nous insidieusement, silencieusement, imperceptiblement; inodore, incolore et parfois sans saveur. Seul reste les traces de son passage sur notre enveloppe charnelle. Destructeur pour notre chair, il est cependant constructif pour l'esprit.
L'idée de n'avoir pas suffisamment de temps pour apprendre ce qui manque à mon savoir, ou que la mort vienne me faucher alors que quelque pars un livre dont par moi la lecture reste inachevée m'attend; Qu'un autre livre je n'ai même pas pu entamer, me torture régulièrement. Non pas que la mort me fasse peur, enfin pas plus je veux dire qu'à un être égale, mais simplement cette idée que quel que soit ma vie, elle sera toujours trop courte; Inéluctablement il restera quelque chose d'inachevé.
Étrange lot humain que de passer une vie entière à s'instruire pour finir ensuite en poussière corps et acquis. Pourtant d'en être conscient ne réduit pas pour autant ma boulimie de livres ni l'insatiable envie de musiques ou de cinémas.
Certes pour pallier à cet inconvénient qu'est la mort je pourrai croire en dieu et à une existence dans un au-delà! Problème c'est que j'ai déjà essayé ce truc et.....pas convaincu.
Eh oui, jeune encore, dans ce petit village du Bitcherland où les traditions ancestrales sont toujours en retards d'un siècle, je fus élevé dans la doctrine de la sainte mère église. Père s'en foutait, mais mère y tenait. C'était pourtant sans compter avec l'esprit critique et rebelle que la vie avait mis à l'intérieure de moi et qui me guidait, m'éclairait de lumières inaccessibles aux esprits des bigotes commères. Très tôt donc je vis dans les cérémonies religieuses le grotesque aspect théâtrale le comique en moins. Plutôt chiant même. Très logiquement je me suis tourné vers d'autres religions pour y chercher LA voie qui mène à dieu. Je le fis en appliquant à la lettre cette épître:"Chercher dieu, c'est chercher la vérité".
Plus je cherchai cette vérité, plus je la trouvai. Implacable et évidente. Dieu n'existe pas; C'était ça la vérité.
Depuis, je suis en osmose avec moi même. Je ne considère plus toutes choses comme étant simplement la puissance créatrice d'un être suprême, mais m'émerveille au quotidien du moindre détail, de la plus infime créature qui se meut sur terre. La part de mystère dont on sait que cela restera une énigme, fascine l'humain bien plus qu'une logique ou tout s'explique par la simple volonté divine.
Je peux, la nuit tombée, couché dans l'herbe, regarder le ciel et m'imaginer......TOUT. Rien ne vient troubler ma volonté puéril du rêve si ce n'est les limites de l'univers. Comme celui-ci, depuis le BIG BANG, ne cesse de se dilater repoussant par la même les frontières de mes voyages "spatio-temporel", je peu rêver à l'infinie.( Je vous jure que je ne prend rien) Et en fait ce sont les rêves qui me réconcilies avec la vie, me rendent plus supportable l'affligeante constante de la réalité, l'hypocrisie des politiques ou l'improbabilité de bonnes volontés suffisante contre le pouvoir maffieu de l'argent.
Mais je m'égare; Je parlai du temps; Celui qui donne l'insolence aux jeunesses. Insolence des jeunes générations qui nous pousse à vieillir et notre propre insolence qui pousse nos ancêtre à mourir. Ainsi bat le vent du temps et se succèdent les générations. Mouvement lisse sur les individus, seul au final, l'humanité en garde l'accumulation des richesses intellectuelles. Des tares aussi. Nous sommes tous altruiste même contre notre volonté.

Là du coup, je trouve que j'ai bien rattrapé mon sujet de départ car il me faut l'avouer, j'ai quelque mal avec la construction de mes articles. Au fil de la progression souvent le texte part dans tous les sens et la cohérence de l'ensemble en prend un sérieux coup. Mais au fond je ne me torture pas trop l'esprit à ce propos. En lecteurs avertis et intelligents que vous êtes vous saurez, j'en suis convaincu, démêler les fils et sinon ce n'est pas un drame non plus, prenez le TEMPS de relire. Souvent.